La visite a commencé par un aperçu du mur dans les villes d’Abu Dis – Izariyyeh (Jérusalem-Est), lors duquel des explications détaillées ont été données à propos des épreuves qu’ont affrontées les Palestiniens lors de la construction du mur.
Le personnel du PARC a informé les membres du FGTB de la situation actuelle à Jérusalem-Est, notamment de l’impact du mur sur les aspects sanitaires, éducatifs et économiques de la vie des Palestiniens. Il a décrit comment les 70 000 Palestiniens vivant dans les villages d’Abu Dis, de Bethanie (ville de Izariyyeh) et de Sawahreh-Est se retrouvent sans hôpital. Les habitants doivent maintenant se déplacer jusqu’à Jéricho ou Bethléem pour recevoir des soins médicaux, ce qui signifie au moins une demi-heure de route pour atteindre ces centres. Après l’expansion programmée de la colonie de Ma’ale Adummim, les villageois ne seront plus aptes à rejoindre Jéricho et n’auront d’autre alternative que de se rendre à Bethléem, une ville qui n’est accessible que par une longue rocade aux virages dangereux qui ne possède pas de système d’éclairage pour la nuit. Les principaux hôpitaux de Jérusalem (l’hôpital caritatif de Makassed, l’hôpital Augusta Victoria et la Maternité du Croissant Rouge) sont maintenant de l’autre côté du mur ce qui rend les traitements au mieux difficiles, voire impossible lorsque les mesures de bouclages rendent impossibles l’accès à ces centres.
Madame Terry Boullata, du département défense et lobbying du PARC, a également relaté son histoire personnelle sous l’occupation de Jérusalem-Est, avec notamment les mesures discriminatoires concernant les rassemblements familiaux et l’accès aux services, qui ont été amplifiées avec la construction du mur.
La visite s’est achetée par une visite des colonies de Pisgat Ze’ev et Ma’ale Adummim. La colonie de Pisgat Ze’ev rassemble aujourd’hui 35 000 résidents, et c’est à présent une petite ville autonome. La visite a aidé les membres du syndicat à comprendre réellement ce qu’est réellement une colonie et la place qu’elle occupe dans le paysage. Les membres du PARC ont expliqué la peur des villageois devant une expansion future de ces colonies, ce qui aboutirait à de nouvelles confiscations de terres palestiniennes.
Les membres du PARC ont exprimé la nécessité pour l’Europe de reconnaître la situation des Palestiniens et l’illégalité de la construction du mur, en se fondant sur l’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice de La Hague (CIJ). Le PARC a également exprimé le besoin d’une pression internationale sur l’état d’Israël pour mettre fin la construction d’un mur qui ne s’inscrit pas dans des objectifs de sécurité (comme le montre son tracé), mais qui vise à protéger les colonies et à créer une continuité territoriale avec l’état d’Israël, ce qui abolit toute possibilité de reprise du processus de paix et d’établissement d’un état palestinien viable.